La 6D Lacs, j’y étais !

L’année dernière j’avais lu avec envie les comptes rendus de Foutrak et Lily.running.
Ça avait l’air d’être une expérience géniale mais je savais aussi que faire un trail tel que celui-ci demande un minimum d’entraînement. Surtout pour moi, miss bitume par excellence.

J’avoue que c’est un peu sur un coup de tête que je m’y suis inscrite. J’en parle alors à mon amie Tekla qui semble aussi intéressée pour faire la course. Qui dit Tekla, dit son mari André puis leurs amis Didier, Véronique et Guillaume se sont incrustés dans l’aventure. Plus on est de fou, plus on rit 😉

Je ne mesurais pas trop la distance ni le dénivelé que j’allais me manger. À l’époque, mon seul objectif était de préparer correctement Madrid, le reste on verra ensuite.
Madrid est alors passé et vu comment j’avais galéré à finir mon marathon et ses presque 400m de D+, je me suis remis vachement en question pour La Plagne. Même si, on est d’accord, un trail et un marathon n’ont rien à voir.

Pour être honnête avec vous, je suis un peu allée en touriste sur cette course. Petite blessure au pied en début de prépa, manque de temps et parfois d’envie. J’ai fais quelques sorties natures avec Tekla & ses amis où leur campagne permettait de manger un peu de D+. Quelques sorties longues (dont l’une à l’Oxytrail avec mon amie Sophie), un petit peu de fractionné puis des run en EF pour travailler le coeur.

Ce n’était pas structuré, j’ai loupé pas mal de séances mais bon, le « mal » était fait et la date butoir approchait à grands pas.
Bizarrement, les seules fois où j’ai un peu près fais ce que je voulais, c’était en Tunisie où j’ai chaussé 6 fois mes baskets sur mes 2 semaines de vacances. Et avec 35°C au thermomètre, je suis assez fière de moi de ne pas avoir préféré rester dans la piscine 😉

Bref, c’est donc avec un entrainement un peu hasardeux que je suis partie le mardi 24 juillet. Nous sommes arrivés volontairement plusieurs jours avant la course pour s’habituer à l’altitude.
Le jeudi suivant, nous avons fais une randonnée passant sur une partie de la 1ère descente de la course. Le parcours est très friable et est jonché de cailloux/pierres. Pour le monter, ça ne me pose pas trop de soucis mais par contre la descente c’est l’horreur, je flippe un max. Ça s’annonce bien pour samedi !

Vendredi soir, veille de course, je suis très stressée. J’ai vraiment peur de ne pas y arriver. Il y a une barrière horaire vers le 21e km et je crains de ne pas être assez rapide pour la passer à temps. C’est bête de stresser pour une course, on ne joue pas sa vie. Mais cette boule au ventre ne veut pas trop partir.

Le samedi matin, réveil à 6h. On prend tous un bon petit dej et on s’apprête. Ils n’ont prévu que de la pluie vers 14h mais nous prenons tous une veste, la météo de la montagne change très vite. Je remercie d’ailleurs Véronique qui m’a sauvée la vie en me prêtant sa 2ème veste de pluie, j’avais bêtement oublié la mienne chez moi (touriste).

Départ

Didier et Véronique décident de descendre à pieds. Tekla, André et moi-même, on joue la carte de l’économie et on prend la télécabine. Guillaume nous retrouve en bas.
Petite pause pipi puis envoie d’un petit sms à Laura, j’aimerais bien la voir avant le début de la course. Je finis par la retrouver un peu avant le départ, elle me dit de ne pas stresser (ça se voit tant que ça ?!) et que tout se passera bien. J’aimerais bien être aussi confiante qu’elle mais j’ai l’impression de me jeter dans l’inconnu.

3…2…1…. Go !

Plagne Bellecôte – Roche de Mio
0-9km
755m de D+

Dès le début ça monte mais nous n’avons pas le droit de sortir nos bâtons à cause du nombre de participants trop élevé sur cette première partie de course. Et effectivement, nous sommes nombreux à serpenter le long du sentir qui grimpe en S.

Guillaume est déjà parti loin devant et je suis avec Tekla, André, Didier et Véronique.

L’ambiance est trop sympa, Didier n’arrête pas de faire des blagues à nous et aux autres coureurs et on rigole bien. Quand le sentier devient plat, je trottine mais ne cours pas, je veux garder mon jus pour après. J’essaie de bien balancer mes bras pour aider mes jambes à grimper. Arrivés en haut de Dou du Praz, nous pouvons mettre les bâtons et j’enclenche les miens.

Le terrain change et nous passons maintenant sur de l’herbe. Didier et Véronique sont juste là et Tekla et André ne sont pas très loin.

Je vois au loin une ribambelle de coureurs qui ont l’air d’être couchés sur la pente. Il y a une partie de la côte qui semble bien pentue. Mais pour l’instant je n’y pense pas et je me concentre sur ma montée. Les bâtons m’aident bien et je me cale sur un bon rythme.

J’ai emmené inutilement mes écouteurs (reflex de coureuse sur bitume) mais je n’ai pas éprouvé l’envie d’écouter de la musique une seule fois. La nature autour & les coureurs suffisent à me motiver pour avancer. Je ne vois pas le temps passer, d’ailleurs la méchante côte est déjà là. Gloups. Elle me semble vraiment raide mais pas le choix alors j’avance. Le rythme diminue forcément, certains s’arrêtent pour reprendre leur respiration ou reposer leurs cuisses. Je fixe le télésiège des Quilis. La fin de la côté est à son pied.
J’ai envie d’en finir au plus tôt alors je ne m’arrête pas.
Certains coureurs encouragent Minnie, je sourie et je les remercie. Je savais que mes oreilles allaient m’attirer des supporters 😉
Arrivée en haut, je retrouve Didier qui me demande si je vais bien. Je le rassure et je lui dis que je continue d’avancer pour pas perdre mon élan.

À ce moment là, je me retourne pour voir si mes amis sont pas loin et je croise Lisa. La veille je lui avais dis qu’elle me croiserait sûrement car les coureurs de la 6D et la 6D Lacs finissent par se retrouver sur une partie du parcours. Elle ne pensait pas qu’elle arriverait à me rattraper mais c’était sans compter son allure rapide et mon allure de tortue.
On se souhaite toutes les deux bon courage pour la suite et je la vois partir devant et dépasser pas mal de monde.

Je continue tranquillement ma course et essaie de relancer quand on passe sur du plat. Mais on finit par arriver par une belle petite montée en “S » où je dois m’arrêter net car il y a trop de monde. J’en profite pour prendre une photo car la vue sur le lac est à couper le souffle ! Certains coureurs n’hésitent pas à couper au travers pour grappiller quelques minutes. Je préfère la jouer réglo et suivre le chemin officiel.

Arrivée presque en haut de cette montée, je vois plus bas Didier & Véronique puis Tekla et André un peu plus loin. Des photographes nous attendent quelques mètres plus loin, je sourie et je continue sur ma lancée.

Le chemin repart en pente douce pour remonter ensuite et finir en S géant sur le flan de la montagne en face. Je reconnais la Roche de Mio et je sais que la première grosse montée prendra fin à ce moment là. Les bâtons m’aident à garder un rythme de marche pas trop mal. J’essaie de dépasser quelques coureurs mais d’autres me filent aussi devant.
Je gère assez bien mon souffle et je suis contente que ma bronchite ne m’ait pas trop gênée jusqu’à présent.

Je croise alors Séverine et ses deux filles qui descendent le chemin pour nous encourager. Guillaume est déjà passé il y a longtemps mais je leur dis que les autres ne sont pas loin derrière moi. Je suis ravie de voir des têtes connues, ça me donne un coup de pep’s pour avancer un peu plus rapidement.

Plus nous grimpons, plus j’entends les cris des supporters qui nous attendent à la fin de la montée. Ils sont vraiment nombreux ! J’ai l’impression d’être première tellement leurs acclamations et leurs encouragements sont extraordinaires.
Je finis enfin par arriver au bout de cette première étape. Je passe sous la tente pour qu’ils valident mon passage, je bois un coup d’eau et j’attaque la descente, ma plus grosse hantise.

Roche de Mio – Décrochoir
9 – 14km
900m D-

Mes jambes ne sont plus très fraîches mais j’essaie d’accélérer et de bien regarder devant moi. Je me fraye un chemin parmi les nombreux cailloux et pierres qui jonchent le sol. Je ne vais pas très vite, je me fais rapidement dépasser. Je suis très crispée, je flippe bêtement en descente. Mes chevilles, qui sont restées faibles après des entorses au lycée, me lancent un peu mais je m’aide un peu avec les bâtons et ça soulage pas mal les articulations. Mais le gros avantage d’être en descente c’est que je retrouve un souffle nickel.

Je vois au loin que j’arrive au point de ravito, les coureurs de la 6D vont à droite pour leur montée sur le Glacier pendant que nous, nous restons sur la descente. Je retrouve Laura, elle me dit que tout va bien et file continuer sa course. J’en profite pour m’arrêter, boire de l’eau fraîche, manger quelques tucs et enfiler ma veste de pluie car il commence à pleuvoir.

Je repars ensuite et continue de descendre, doucement mais sûrement. On finit par arriver sur le sentier que nous avions pris lors de la randonnée. Pour l’avoir pris dans les deux sens, je le connais par coeur (même s’il m’avait effrayée le jeudi) et en fait, je deviens plus confiante sur cette partie. Il pleut toujours mais ça fait du bien, ça rafraîchit. Cette dernière descente est passée vite et arrivée en bas, je reprends un rythme de course plus soutenu. Mon frère m’a dit que ça serait plat jusqu’à Plan Bois, alors let’s go !

Décrochoir – Plan Bois
14 – 22km

Bizarrement, je me suis vite ennuyée sur cette partie, je préférais mes montées ou mes descentes. Cette partie plate dure sur 4-5km sur un petit chemin à travers bois. Nous ne sommes pas nombreux d’ailleurs. Il y a un gars derrière mois et deux filles devant. J’ai vraiment l’impression d’être seule au monde. Ça change des courses sur route, c’est sûr ! Arrivée à la fin du 18e, ça descend un peu et… je me tord la cheville bêtement. Je m’arrête, j’ai mal et ça me lance bien. Les larmes me montent aux yeux et des coureurs me demandent si je vais bien. Je les rassure, je me suis juste tordue la cheville, la douleur ne va pas durer.

Heureusement que le chemin repart sur une longue pente, je suis obligée de repasser en mode marche active et ça permet de mieux stabiliser ma cheville.

Nous ne sommes pas encore à Plan Bois mais ça continue de monter. Et de plus en plus sec d’ailleurs. On finit même pas être sur une piste rouge. J’ai bien envie d’appeler mon frère pour lui demander quelle est sa version de plat selon lui ?

Heureusement, je vois le ravito au loin. Un regard à ma montre : je passe la barrière horaire avec 1h30 d’avance. Ouf ! Je suis ravie, j’avais vraiment peur de ne pas la passer. Je prends un peu de coca (sans sucre, really ?) & je me dis que plus de la moitié est passée. Il me reste 6km à faire.

Plan Bois – Arpette
22 – 25km
485m D+

Je repars du ravito en réalisant que oui, je vais terminer cette course. Je parle un peu avec une fille, elle n’a pas prit ses bâtons et le regrette car elle fatigue beaucoup plus. Surtout que la montée qu’il nous reste à faire ne s’annonce pas reposante du tout.

On remonte une montagne le long d’un sentier qui zigzag. La pente n’est pas hyper accentuée mais elle dure sur presque 3km et j’ai du mal à en voir le bout. C’est un petit sentier sur le flan de la montagne, on ne peut donc pas facilement doubler et j’ai peur de freiner les gens derrière moi. Je n’arrête pas de me retourner pour demander si des personnes veulent me doubler, mais à mon grand étonnement, ils me disent non et préfèrent rester scotcher à mon petit rythme. On essaie de se motiver car personne n’arrive à voir où est la fin, on est encerclés d’arbres.

La pluie, qui avait cessé depuis plusieurs km, décide de revenir au galop accompagnée de nombreux coups de tonnerre. En moins de 2min, on est trempés (j’avais rangé ma veste). Je n’ose pas m’arrêter, de peur de gêner et j’attends un espace un peu plus large pour l’enfiler.La pluie est très froide mais ça ne me gêne pas. Les arbres commencent à se faire plus rare et on voit enfin le sommet de cette longue côte.

J’aperçois plus loin l’arrivée du télésiège Bijolin (je crois) et je sais que l’arrivée de la côte se fait au télésiège les Arpettes. La fin de cette côte n’est pas encore pour tout de suite. Et en effet, après avoir dépassé le Bijolin, je vois les coureurs remonter une piste.
J’ai alors un vague souvenir de la descendre sur des skis – c’était beaucoup plus simple quand le paysage était recouvert de neige.
Ma fatigue me ramène vite à la réalité, je n’ai plus de jambes et je commence à payer mon manque d’entraînement.. Cette dernière côte se fera donc très doucement, j’ai hâte d’en finir.
Nos copains les photographes, qui choisissent vraiment de nous prendre au meilleur de notre forme, immortalisent ces dernière secondes de montée. Il me reste un peu de force pour sourire mais faudra pas m’en demander plus.

Arpette – Plagne Bellecôte
25km – arrivée
390m D-

Une fois en haut, je comprends qu’il ne me reste que 2/3km à faire. Que de la descente, ça devrait aller vite. Ou pas. L’orage est terminé mais il a laissé un sol boueux derrière lui et je force sur mes articulations pour ne pas glisser. Heuresement que les bâtons m’aident à me stabiliser un minimum.

Je réalise que l’arrivée se rapproche. Les chalets se font de plus en plus nombreux, on passe même vers l’appartement où je suis logée.
Je commence enfin à reconnaître l’endroit où je suis en train de courir. J’essaie d’accélérer, des supporters me tendent leurs mains et m’encouragent. J’ai même le droit à une haie d’honneur par des enfants, ravis de pouvoir encourager Minnie (ou même Mickey quand certains ne voient pas le gros noeud rouge au milieu des oreilles) Ça sent bon la fin !

Je guette Séverine, ses filles et Guillaume (qui doit avoir terminé). Ils sont là juste avant l’arche d’arrivé et me crient : “t’arrête pas, continue !” alors je redonne un coup d’accélérateur, je lève les bras et passe sous l’arche toute souriante.

Je suis FINISHER ! J’avais vraiment appréhendé cette course mais au final elle s’est hyper bien passée même si ce n’était pas facile. J’ai adoré. 5h14 d’effort, 30min de plus que sur mon dernier marathon et pourtant j’ai l’impression que c’était 10 fois plus facile. Le paysage, l’ambiance, le changement de terrain et dénivelé… c’était génial et je re signe pour un prochain quand l’occasion se présentera 🙂

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Compte rendu : Marathon de Madrid 2018

Après avoir fait Paris l’année dernière, je n’avais qu’une envie : en refaire un autre mais un différent. En regardant un peu sur internet, j’ai ciblé les marathons se déroulant au mois d’avril/mai et pas trop loin. Je crois qu’après avoir vu que la médaille de Madrid était chouette, je me suis décidée pour celui là aha
J’en ai de suite parlé aux copines Jodie et Cécilia pour m’accompagner dans cette nouvelle aventure. Cécilia a décidé de faire le semi de son côté en guise de sortie longue avant le marathon de Copenhague.

La prépa
Bon, contrairement pour Paris où j’avais fais une prépa express de 7 semaines, cette fois ci j’avais décidé de bien faire les choses avec une prépa de 12 semaines. C’était sans compter ma petite tendinite au pied gauche au début de l’année qui m’a fait raccourcir à 11 semaines – ce qui est déjà pas si mal 🙂
Je me suis entrainée, plus ou moins, 4 fois par semaines. Des fois moins car je n’avais pas le temps mais j’ai essayé quand même de tenir ce rythme.
J’ai donc fais 408km espacés sur 40 séances dont quelques séances en côtes car d’après le profil de la course, ça n’allait pas vraiment être plat. Ma plus longue sortie longue était de 23km et ça me suffisait.

Le retrait du dossard
Le village de la course était à l’opposé de notre Airbnb et loin du départ de la course. Dès qu’on est sorties du métro, on a vu pleins de gens sortir avec leurs sacs de courses. Le stress commençait déjà à monter.


Une fois dans le salon, petite photo de mon prénom sur le mur des coureurs et on part récupérer nos dossards.
Bizarrement, toutes les filles qui couraient avaient la lettre F devant leur numéro. Je n’ai pas trop compris pourquoi. Il n’y avait pas grand monde donc j’ai pu récupérer mon dossard rapidement mais grosse déception quand j’ai vu que mon prénom n’y était pas inscrit… (j’ai bidouillé ensuite avec un marqueur pour le rajouter)
Un peu plus loin on a eu notre sac goodies avec un sac à dos (à ficelles), un bracelet/rangement à mettre autour du poignet et un bracelet caoutchouc à faire personnaliser avec notre chrono dans un magasin adidas après la course.
Puis on est parties prendre nos tee shirts, vraiment pas très beaux et toujours un peu déçue de l’avoir maintenant alors que je n’avais pas encore couru. Mais je pense que c’était pour une question de praticité car les personnes courant le 10k ou le semi le recevaient également avant la course.
Ensuite petit tour des stands où j’ai craqué sur des raw barres et une paire de chaussettes trop chou avec un renard dessus. Pas de tee shirts souvenirs cette fois car ils étaient tous en coton et je n’aime pas trop cette matière pour courir.
On a aussi récupéré le dossard de Sofia car elle faisait aussi le marathon avec moi, elle avait prit son dossard 2 semaines avant cette warrior !

Jour J
Réveil à 6h, porridge puis on a trainé au lit jusqu’à 7h15 où on a toutes commencé à nous préparer. Jodie était aussi déjà réveillée car Air France a eu la bonne idée d’annuler notre vol à cause des grèves et elle cherchait une solution pour qu’on rentre à Paris lundi et non mardi ou mercredi.
J’ai aussi fais une petite séance de Bluetens pour préparer mes mollets à l’effort.
Crème nok, pansements anti ampoules, eau, barres amandes, oreilles de Minnie et let’s go !

Avec les filles (Sofia & Cécilia), on s’est dirigées tranquillement vers le métro. On en avait que pour 20min de transport. Heureusement qu’on est montées dans les 1ères car il était blindé. Ça me rappelle bien Paris dis donc !
Arrivées sur place, on laisse Cécilia qui va partir dans le SAS 3. Je retrouve ma copine Amalia pendant que Sofia passe aux toilettes (ou essaie d’y passer car apparement elles étaient bien sales…). On est dans le tout dernier SAS.
Les SAS partent tous à 9h05 et on est mélangés avec les futurs semi-marathoniens. On est donc BEAUCOUP sur cette ligne de départ.

L’excitation est déjà à son comble, je ne réalise pas que je m’embarque pour un long, très long, effort. Je suis entourée de Sofia et Amalia, la course ne peut que bien se passer ! Amalia est un vrai métronome et je sais qu’elle va réussir à nous calmer.

0 – 10e km
3…2…1 et pfiou c’est partit ! Je regarde droit devant moi car on attaque directement par une montée de 4km. Je l’ai beaucoup redouté pendant ma prépa car même avec des entrainements en côtes, je reste assez nulle quand il y a un peu de dénivelé (même si je continue à m’inscrire à des trails – allez savoir pourquoi aha)
Mais finalement, tout se passe très bien ! On part légèrement en dessous du rythme prévu pour préserver nos gambettes. Ça grimpe mais on ne le sent pas, les jambes sont encore bien fraîches et on est encore dans l’euphorie du début de course.
À la fin du 4eme km, ça descend et on fait un demi-tour quand on arrive au 5eme km. C’est horrible, on est tous les uns sur les autres. Les rues ne sont pas larges et j’ai l’impression de passer mon temps à freiner ou à doubler. Vivement qu’on se sépare des semi-marathoniens !
Le temps passe vite avec les filles à mes côtés, je suis tellement contente d’être là et de vivre cette aventure avec elles ! Je sais que ce grand moment de joie n’est présent qu’au début de la course quand tout va bien alors j’en profite à fond. J’ai le smile tout du long, c’est chouette 🙂

10e-20e km
Les jambes vont encore bien. Je surveille d’un coin de l’oeil Sofia car elle ne boit pas et ne mange pas. Je sais qu’elle a l’habitude mais je ne veux pas qu’elle nous fasse une grosse hypo au milieu de la course. Elle me promet de boire de l’eau et manger des fruits secs au 15e km, je lui fais confiance, elle sait se gérer (et a fait le marathon de Paris sans prépa et sans manger – easy !).
Côté parcours, on est en plein dans la ville. Je ne reconnais rien mais les espagnols sont nombreux à être venus nous encourager. Par contre, c’est toujours un peu les embouteillages, ça devient embêtant.
On commence aussi un tour de montagne russe avec des montées et des descentes tout du long.  Les jambes vont encore bien mais on sait que ça ne va pas durer. On profite des quelques descentes pour relâcher et récupérer comme on peut.
Le rythme est nickel, on est constantes (merci Amalia !)
Arrivées vers le 17e km, ceux qui courent le semi se séparent ENFIN de nous. La route devient plus accessible, on revit ! On repasse aussi vers l’endroit du départ (donc petite montée bien sympatoch qui suit).

20e-27e km
Les montagnes russes continuent. Ça commence à être plus difficile de garder notre rythme en montée alors on ralentit un peu. Les descentes nous redonnent un petit souffle de vie. Malgré ce parcours absolument pas plat, tout va bien. Nos jambes commencent à fatiguer mais c’est normal, on a déjà fais plus de 20 bornes.
Au milieu d’une rue commerçante, on retrouve ma Jodie au 22e. Elle court un peu avec nous et nous dit qu’on est hyper régulières. Elle choppe au passage la batterie externe de Sofia (oui oui, Sofia a couru avec sa batterie) et lui file des compotes. Elle nous dit que Cécilia a déjà terminé son semi (en 1h40 !) mais qu’elle ne sait pas trop où elle actuellement.
Elle nous abandonne un peu après pour nous retrouver vers le 28e km.
Les ravitaillements sont beaucoup plus simples à chopper qu’avant et j’en profite pour prendre de l’eau (une bouteille pour boire et une autre pour m’arroser). J’ai mon propre ravito mais il fait chaud et rien ne vaut de l’eau nature pour enlever ce goût salé dans la bouche.
Vers le 24e km, mon ancienne tendinite au pied gauche se réveille. Oups. Je repense à un début de footing fait avec mon amie Carole où j’ai couru 30 secondes avant d’être stoppée de douleur à cause de mon pied. Je prie fort fort pour que cela ne se produise pas pendant la course sinon je n’arriverai pas à finir mon marathon.
Au ravitaillement du 25e km, on rentre dans un parc où Cécilia nous fait la surprise d’être présente. Elle fait quelques story instagram et court un peu à nos côtés. La pauvre, elle doit bien ralentir pour être à notre allure. Mais même avec toute la volonté du monde je n’arriverai pas à accélérer, ça commence à bien tirer sur les jambes.

28e-30ekm
Vers le 28ekm, Cécilia est partie (pour nous retrouver vers le 34e km) mais Jodie nous retrouve avant l’entrée d’un autre parc. Je lui dis que je rame un peu et elle me répond que c’est normal, j’ai déjà beaucoup couru. Je commence à ne plus aller très bien car je ne me rappelle même plus quand elle est partie, je sais juste que je peine à rester au même niveau qu’Amalia et Sofia. Je commence à suffoquer, j’ai envie de vomir et je n’ai plus de jus. J’ai envie de marcher. Mais il me reste encore 15km à faire et si je marche maintenant, c’est mort, je vais marcher tout du long. Alors je dis aux filles de continuer sans moi, elles font semblant de ne pas m’entendre et ralentissent légèrement. Mais je galère, je galère tellement à les suivre que la distance entre nous s’accentue à chaque foulée. Je ne veux pas les retarder. Je ne veux pas qu’elles ralentissent pour rester avec moi. Elles ont l’air en pleine forme, je veux qu’elles continuent. Alors je baisse la tête et regarde mes pieds : maintenant, il va me rester plus que mon mental pour finir. Ça va être dur mais je ne veux pas abandonner. Je me mets en mode automatique : j’écoute 2 chansons et 1 km sera normalement passé. Pas plus compliqué que ça. C’est ce que je fais aussi à la salle de sport sur le tapis quand je m’ennuie : je m’enferme dans mes chansons et je ne pense qu’à ça. Ma technique a l’air de fonctionner, je ne marche pas et je continue d’avancer. Plus doucement (je suis passée de 6min20 à 6min40/7min par km) mais sûrement. Les gens marchent autour, mais moi non, je vais et je veux continuer. Je l’ai déjà fais une fois sans marcher, je peux le faire. De toute façon, marcher me fera tout aussi mal et je vais mettre plus de temps à finir alors autant le terminer au plus tôt. Je sais que je ne vais pas faire un meilleur temps que Paris mais je m’en fiche du chrono, je veux juste terminer (ouais ouais, j’étais vraiment dans le bad sur ces km…)
En plus de ça, ma montre m’affiche 900 mètres d’avance. C’est hyper frustrant de voir s’afficher un « 30ekm » quand tu sais que tu viens à peine de franchir le 29e. Pour ne rien arranger, le parcours est toujours en montées/descentes et on attaque une belle montée. J’en peux pluuuuus.
Mais bizarrement, plus ça va et plus je me rends compte que je commence à rattraper les copines pour finir au même niveau qu’elles. Elles n’ont pas changé de rythme mais j’ai eu un regain d’énergie venu de je-ne-sais-où (peut être ma prise régulière de mes ravitos ?). J’ai toujours aussi mal mais je suis contente de les retrouver. J’ai même la sottise de me dire que, finalement, ces 12 derniers km ne vont pas être si durs à finir. Ahlala, Lilly… si tu savais !

30e-41e

Le coup de mou est parti mais ça reste compliqué d’avancer. Je retrouve Cécilia vers le ravito, presque au moment où je perds Sofia et Amalia. Sofia est partie devant quand elle a vu que Cécilia restait avec moi. Quant à Amalia je l’ai perdu de vue. Je n’ai pas la force de me retourner et de la guetter. Je n’ai pas la force de ralentir pour l’attendre, je suis vraiment triste car je pense qu’elle galère tout autant que moi. J’ai un peu baissé de rythme mais pas tant que ça. Je tourne autour de 7min/km alors qu’à la fin de celui de Paris, j’étais plus lente.
La route continue de monter ou descendre.

Et quand ça monte, je râle ou du moins j’essaie. Je n’ai plus aucun son qui sort de ma bouche. Cécilia parle pour moi (et m’interdit de parler d’ailleurs). Elle demande aux supporters de m’encourager, elle est géniale. J’ai envie de vomir, ma respiration est vraiment difficile mais je m’accroche. De toute façon, je n’ai pas le choix. Si je marche, j’en connais une qui va me tuer aha. Quand les descentes sont là, j’ai beaucoup de mal à aller plus vite. J’ai l’impression de m’être transformée en planche de bois tellement je suis raide. Je n’ai même plus la force de taper dans les mains des spectateurs, moi qui adore ça pourtant ! Je suis une loque humaine. Mais je repense à tout ce que j’ai déjà fais, je repense à ma copine Marie qui était dans le même état que moi 2 semaines plus tôt et à qui j’ai interdis d’abandonner, je repense à ces 11 semaines de prépa… et je continue d’avancer.
Jodie nous retrouve vers le 38ekm je crois. Elle prend des photos et j’essaie de sourire comme je peux. Elle me dit que les autres marchent mais que moi je cours et que c’est super. Mais j’ai l’impression que ma vitesse n’est pas beaucoup plus grande que celle des gens qui marchent mais oui, je cours. Je cours car je ne veux toujours par marcher même si mes jambes me l’ordonnent.

Sur le côté, des bénévoles nous proposent de nous asperger d’un pschit de froid pour nous faire du bien. Je n’ose pas en demander, je ne peux pas m’arrêter au risque de ne plus repartir.
Le parcours est toujours aussi traître, les montées me semblent interminables et les descentes trop courtes. Surtout que je sais que les 6 derniers km se feront en pente. Mais comment je vais faire ? Je n’ai vraiment plus de jus et la fin me semble encore bien lointaine.

40ekm – arrivée
Quand le panneau 40 est franchi, je sais qu’il ne me reste que 2km. 2 KILOMÈTRES. Comme les filles me le disent : « Tu as fais toute la course en courant, envisager de marcher si proche de la fin n’est même pas envisageable ». Oui c’est vrai, je n’ai pas fais tout ça pour abandonner maintenant. Ok Lilly ? Alors je continue.
41e km officiellement de passé (sur ma montre ça fait déjà un bout de temps…), il ne me reste qu’un seul km. Un seul…
Les filles continuent de me motiver et ça motive aussi 2 autres françaises qui courent à côté de nous. Elles parlent entre elles, je ne fais que les écouter. Je suis contente de voir que je vais finir avec des frenchies mais je n’ai pas la force de l’exprimer.
Après un dernier virage, la ligne d’arrivée commence à être visible. Cécilia me dit que je peux commencer à pleurer et les larmes montent toutes seules. Je ne sais pas si c’est la joie de voir que je vais terminer mon 2eme marathon ou de la douleur mais ça coule, ça coule. Heureusement que j’ai mes lunettes de soleil pour cacher ces yeux de panda !
Jodie et Cécilia me laissent pour que je finisse. Elles savent que je vais terminer et je compte bien leur donner raison. Les 2 autres françaises sont là aussi. On avance ensemble, je ne connais pas leurs prénoms mais je suis heureuse d’être avec elles. L’arche d’arrivée est vraiment très loin mais elle se rapproche doucement. Le tapis rouge où elle est posée aussi. J’accélère comme je peux, je choppe la main des filles, j’entends le speaker dire quelque chose comme « Minnie est là ! » (en espagnol) et on franchit la ligne d’arrivée.

J’ai terminé. J’ai enfin terminé. J’ai du mal à y croire.
Je vois Sofia qui m’attendait sur le côté, je m’arrête 2 sec pour respirer et je m’écroule dans ses bras en pleurant. Je n’ai jamais autant pleurer à l’arriver d’une course. Je suis tellement émue, tellement heureuse de l’avoir terminé. Je ne me rends pas compte, je sais juste que sans mes amies, je serai sûrement encore au 30e km en train de marcher. Je pleurs, je pleurs de joie et de douleurs car j’ai mal partout. Je pleurs car je ne m’attendais pas à ce que ce soit si difficile. Je l’ai fais, je suis de nouveau marathonienne pour la 2eme fois. Et bonus à tout cela ? J’ai gagné 2min sur Paris alors que c’était vraiment plus dur. Ma montre indique 330m de D+. Une risée pour tous les habitués au trail mais pour moi qui n’en fait pas beaucoup et qui est encore novice sur une longue distance, je suis vraiment fière d’avoir tenue.

Sofia a finit 6min avant moi, presque en total forme. Cette nana est impressionnante. Je suis hyper fière d’elle. Et Amalia a finit 7min après. Elle a eu mal à la hanche mais j’ai tenu à être collée à l’arrivée pour la voir. Je suis très contente qu’elle ait réussi à le finir car l’année dernière elle avait du abandonner au 22e km. Ces deux nanas là m’ont portée jusqu’à la ligne d’arrivée. Et Jodie et Cécilia m’ont donnée des ailes. Un marathon c’est bien, avec des amis c’est 1000 fois mieux.

Alors, merci Madrid de m’avoir accueillie, merci aux nombreux bénévoles et supporters qui m’ont encouragé jusqu’à la fin. Même si on était serrés comme des sardines au début, même si les ravitos n’étaient pas dingues (eau, boisson énergisante et quelques fruits…) j’ai adoré ce 2eme marathon. C’était dur mais j’en suis sortie grandie et plus confiante qu’en moi.
Et surtout un grand merci à Amalia, Sofia, Jodie et Cécilia. Merci, merci pour tout les filles. Vous ne savez même pas à quel point votre présence a été essentielle pour moi.

Ne me demandez pas si c’était beau, j’ai tout oublié. Mais d’après mes copines, ce n’était pas si mal 😉

J’ai testé Racepack !

Il y a plusieurs moi (déjà !) j’ai été contacté par Amandine pour rejoindre l’équipe des ambassadeurs d’un tout nouveau concept de site internet communautaire : Racepack.fr

Mais qu’est ce que c’est exactement ?

C’est un site où vous pouvez retrouver plusieurs listes de personnes pratiquant de la course à pieds, du vélo, triathlon, du fitness etc…

Par exemple, j’en ai crée une sur mon équipement pour mon 1er Marathon. J’ai donné mon avis sur mes chaussures, sur ma montre, sur mon short etc…

Et donc ? Quel est l’intérêt ?

Et bien, racepack essaie d’être au plus proche de sa communauté.

Donc, les listes crées par les ambassadeurs sont vraiment objectives.
Tous les ambassadeurs sont différents et ont une pratique de leurs sports qui leur est propre. Donc, vous, si vous cherchez un avis franc et honnête sur tel ou tel produit, vous aurez l’embarras du choix.

Chaque produit est commenté et noté. On n’est pas partenariat des marques qu’on note donc aucune raison de leur donner une bonne note 😉 Par exemple, je ne me suis pas gênée pour dire que les Superboost d’Adidas sont canons mais carrément nulles pour MA pratique de la course à pieds. À l’inverse des Nike Vomero, que la plus part des gens trouvent « trop lourdes » et qui me conviennent parfaitement.

Bref – N’hésitez plus un instant et allez vous inscrire sur Racepack !

Muffins vegan à la banane

Ingrédients (pour 6 muffins)

1 banane bien mûre

1 c.à.c de graines de chia

100ml de lait d’avoine

175g de farine complète

25g de farine de coco

3 c.à.s de sirop d’érable

– 100g de compote sans sucre ajouté

– yaourt au soja nature

– sachet de levure

– Quelques amandes concassées

Préparation

Préchauffer le four à 180°C, chaleur tournante.

– Dans un mixer, mixer les graines de chia, les verser dans un verre et y ajouter 10 c.à.c d’eau. Laisser reposer le mélange au moins 10min.

Mélanger ensuite les aliments secs (farines et levure chimique) puis y incorporer la banane préalablement écrasée.

Ajouter la compote et le yaourt, bien mélanger de nouveau puis ajouter progressivement le lait tout en remuant.

Ajouter pour finir le mélange graines de chia + eau et bien mélanger au reste de la préparation.

-Dans des moules à muffin (à graisser si vos moules ne sont pas en silicone)répartir uniformément la pâte (vous devez en avoir suffisamment pour en faire 6) et y ajouter quelques amandes concassées.

Enfourner vos muffins pendant 30 min (pour savoir si votre cake est cuit, passer un couteau au milieu des muffins et si le bout ressort sec, c’est que c’est cuit. Sinon, remettre vos muffins à cuire).

Bon appétit 😉

Si vous utiliser une de mes recettes sur instagram, merci de rajouter le hashtag #healthylillyrecipe pour me notifier de vos réalisations 😀 

Compte-rendu 10km Paris Centre 2017

1 semaine après les 20km de Paris, me revoilà de retour pour le CR de la 14ème édition des 10km Paris Centre ! 🙂

   Pourquoi cette course ?
S’il y a bien une course de 10k à faire dans Paris, c’est celle là. Organisée par Nike, les tee-shirts et médailles sont généralement canons, on retrouve un peu tous les potes et le parcours est souvent sympa. Bon sauf l’année dernière où c’était un AR sur les quais, 0 intérêt.

Un objectif ?
M’étant inscrite un peu à la dernière seconde (elle devait se dérouler en même temps que le semi de Bruxelles), je ne m’étais pas préparée pour courir 10km à fond les ballons. Mais c’était sans compter ma copine Sophie qui me propose de l’accompagner sur son objectif de -55min. J’accepte même si je sais que je vais galérer : mon propre RP étant de 55min16sec (réalisé aux 10km l’Équipe en juin dernier).


Chaussures Hoka One One, montre Polar M430, oreilles de Minnie (Disneyland Paris), tee-shirt de la course & short Nike

La course
Je ne suis pas méga en forme en me réveillant. J’ai fais un training avec ma copine coach Séverine la veille et surtout, c’est mon 4eme WE consécutif de courses officielles (31km Disney + semi de Bruxelles + 20km de Paris = Lilly un peu K.O). J’ai des courbatures et les jambes un peu lourdes – ça craint pour tout donner au moment de la course aha

Je retrouve Jodie et Sophie aux consignes, on dépose nos sacs très rapidement et on profite de l’avance qu’on a pour s’échauffer un peu (chose que je ne fais jamais mais Sophie insistait pour qu’on ne parte pas à froid – et elle avait raison 😉 )
On rentre dans notre SAS et, à la différence de l’année dernière, les départs sont efficaces : on ne part que 10min après les premiers coureurs.

1er – 3e km :


Allez, let’s go ! Le départ se fait en face de l’Opéra, c’est splendide ! Puis on bifurque sur la place Vendôme, vide de toutes ses voitures, avant de rejoindre Rivoli.
Bon point pour Nike : le parcours est carrément plus chouette que celui de l’année dernière.
Au niveau de l’allure, on a décidé de partir en 5min20sec / 5min30sec. J’essaie de nous caler sur une vitesse constante mais ce n’est pas du tout évident.
La route n’est pas très large et on est un peu tous collés. Alors forcément, on est un peu entrainées par l’allure des autres.

Les jambes tirent déjà mais je ne dis rien à Sophie, le souffle est bon donc il n’y a pas de raison pour ne pas continuer sur notre allure.

4eme – 5eme km
On rejoint les quais, et on s’attendait donc à devoir se taper les tunnels – comme chaque course parisienne. Sauf que là… bah ils sont où les tunnels ?
J’ai bien l’impression que ce n’est qu’une ligne droite ? AMEN.

Pas de descente, pas de montée. Que du plat. Une course à RP quoi. Okay, faut pas qu’on lâche. D’après ma montre, on est assez régulières sur l’allure. Mais d’après Sophie, on accélère et freine tout le temps. Pourtant, ma montre m’indique un rythme assez constant… mais avec le monde qu’il y a, c’est bien possible que j’accélère en voulant doubler et freine ensuite…
Finalement, je décide de continuer au même rythme, on verra bien.

5eme – 8eme km:
On passe au niveau du 5eme km en 27min25sec. Soit 5sec d’avance si on veut terminer en 55min max. Okay okay… ça va être chaud ! Mais on est des warrior ou pas ?!
Au ravito du 5eme km, on évite toute la foule et on continue tout droit. J’avais emmené avec moi une p’tite bouteille d’eau pour ne pas avoir à s’arrêter.
P’tit check up : « Ça va ? » « Oui ça peut aller et toi ? » « Aussi. Bon, on continue ! »
L’allure est toujours pareille, on s’en sort pas mal pour le moment.
Arrivées au 6e km, on commence à remonter le boulevard des Capucines. C’est un beau faux plat qui dure sur 2 longs km. Je n’en voyais plus le bout. Le dos tire, j’ai le souffle court et je me vois déjà dire à Sophie : « Vas y, continue sans moi, ça me fait trop mal ». Mais je serre les dents, je me dis qu’il me reste même pas 5km à tenir et que ça ne va pas monter éternellement. Sophie voit que je commence à lâcher « Allez souffle meuf, souffle ! ».
Je tiens le coup mais je nous ai fais ralentir. On est passées sous les 5min40sec par km.
« Poulette, laisse tomber le RP c’est mort ». Je sens qu’elle est un peu déçue mais elle continue d’avancer. RP ou pas, on va se défoncer jusqu’au bout pour finir ce 10km.

9eme km – arrivée
Le parcours commence à redescendre et je sens que je récupère mon dos, mes jambes et du souffle. Par contre, c’est ma copine qui est à bout. Elle galère alors que moi, je me sens re-vivre. « Allez Soso, souffle bien ! » « Bientôt la fin, plus que 2km ».
Elle ose même s’arrête r2 secondes pour marcher avant que je lui dise « non mais oh ! On baisse de rythme si tu veux mais on ne s’arrête pas ! » « Je veux juste marcher, même sur 50mètres ». « Hors de question, tu cours ! » – Lilly un peu autoritaire parfois aha
Je la booste comme je peux car en fait, d’après ma montre, le RP est de nouveau jouable. Je ne lui dis pas tout de suite, je préfère attendre les dernières minutes.
Arrivées au panneau du 9eme km, je lui annonce quand même la couleur « Bon meuf, il nous reste 6min pour faire un RP, on peut le faire ! ». P’tit regain d’énergie pour ma Sophie, elle accélère.

Les supporters sur le côté nous encouragent, j’entends des « Allez Minnie » un peu partout. On allonge la foulée, on ne baisse pas les bras. C’est pas évident, on n’a plus de force mais l’arrivée est proche et on le sent.
Dernier p’tit virage puis l’arche pointe enfin le bout de son nez. On se donne la main et…. ouiiiiii terminé !
C’est un peu la bousculade, beaucoup de monde sous l’arche et on donne des coudes pour avancer. (Sérieusement, un bouchon à l’arrivée d’une course ?!)

Voilà, c’est bon. On l’a fait ! 54min35sec. Une belle victoire pour toutes les deux 🙂 C’était hyper cool de se motiver avec Sophie car on a le même niveau. On est toutes les 2 sorties de notre zone de confort et si je n’ai pas lâché, c’était aussi pour elle. Enfin bref, une expérience à refaire vite vite 😀

Points positifs :
– le parcours
– la qualité du tee-shirt
– la médaille
– l’entrée dans les SAS
– le départ de la course bien géré
– les consignes
– la personnalisation du tee-shirt à 5euros

Points négatifs :
– pas beaucoup d’animation
– le design du tee shirt (juste une grosse virgule, ils se sont pas foulés aha)
– le village de la course très pauvre en partenaires/stands
– l’arrivée HYPER MAL GÉRÉE
– le ravito de l’arrivée, très mal organisé (on a attendu 20min pour boire… dans un gobelet)

20km de Paris

Et eeeencore un nouveau CR de course ^^ Il me restera sûrement celui des 10km Nike Paris Centre (dimanche 15 octobre) et ensuite je vous laisse tranquille jusqu’à fin novembre 😉

Pourquoi cette course ? 
C’est tout simplement ma course chouchou, ma favorite depuis 2 ans. En effet, c’était ma toute première course officielle (en 2015), je l’avais adorée ! Le parcours est très sympa (bon si on oublie les tunnels) et même si les tee-shirts et médailles sont pas top en général, on est nombreux à prendre le départ !
L’année dernière, je l’avais fais avec ma Jodie en tant que lièvre. Cette année, c’était à mon tour d’avoir un coach… ma pine-co Camille 😀
Sachant que mon meilleur chrono restait celui de 2015 (1h57min02sec), je me voyais pas le battre. Juste passer sous la barre des 2h me semblait envisageable. Je préviens donc Camille qu’une allure entre 5’50 » et 6′ au km serait parfait !


Je portais : tee-shirt Nike, legging et bas de compression kalenji, montre polar M430, chaussures Hoka One One et oreilles Minnie

Jour J
Je retrouve ma copine Marie au stade, au niveau des consignes. On se marre car on a toutes les deux une couverture chauffante runDisney, les nanas trop corporate ! aha


Camille me retrouve juste après, on fait des photos puis on attend Clémence avant de rejoindre notre SAS (1h45)


Il y a pas mal de monde et on fait la queue pour rentrer dedans mais une fois qu’on y est, la foule avance rapidement. Il faudra quand même faire 500 mètres avant de pouvoir prendre réellement le départ.

1er-5eme km
Bon allez, c’est partiii ! Le 1er km, sur l’avenue de New York, est un vrai bordel. On se marche tous un peu dessus, j’essaie de suivre Camille mais on a du mal à avancer. Mais d’un côté, ce n’est pas plus mal, au moins on ne va pas vite et on s’échauffe.
Puis on tourne à gauche et on commence à grimper l’avenue Marceau. Le 1er km est déjà passé et on est quand même à 5’58 » de moyenne. Le bouchon du début de course ne nous a pas tant freiné. On continue sur notre lancée, j’ai un bon rythme et Cam’ me demande si je veux continuer comme ça ou ralentir. Comme je suis bien, je lui dis que pour le moment, on peut rester ainsi.
Le 2eme km arrive et paaaaf, la Lilly au sol ! Je me suis étalée comme une crêpe mais je me suis relevée presque aussi tôt. Je ne sais pas ce que j’ai trafiqué mais c’est pas grave, plus de peur que de mal 🙂
Je crois d’ailleurs que c’est à ce moment là qu’on croise @cours_lolita_cours, toute fraîche et toute pimpante 🙂
Après le 3eme km, ce n’est que de la descente, c’est kiffant ! On récupère l’avenue Foch et on rentre dans le bois de Boulogne, c’est plat et descendant, le plus dur est passé.
L’allure reste assez rapide (en moyenne 5’20 ») mais je me sens bien donc je ne me freine pas trop. Camille regarde quand même souvent sa montre pour pas que j’aille trop vite non plus et que je me grille. Elle assure, elle prend bien soin de sa p’tite Lilly 😉 Sur le chemin, je croise pas mal de supporters qui me reconnaissent reconnaissent Minnie, je leur tape dans les mains ou j’essaie de les saluer, j’ai encore le smile à ce moment là 😀

6e-10e km
Toujours dans le bois, le parcours est vraiment agréable. On croise Naomie qui est là pour accompagner une copine. Elle nous dit que la pire montée était celle du départ. C’est cool ! J’appréhendais une belle montée après les petites descentes que nous sommes en train de faire dans le bois, mais s’il y en a pas, tant mieux. Camille me surveille toujours, me dit que j’ai un bon rythme et que je peux même battre mon RP si je continue comme ça. À ce moment là, je lui dis que je n’y crois pas trop. Je sais très bien que les tunnels vont m’achever et que je vais finir sur les rotules. Mais bon, elle a foi en moi, on va essayer de s’accrocher ! On est toujours un peu trop rapides mais je suis encore assez à l’aise. Par moment, j’accélère trop vite et elle me fait ralentir pour reprendre ma respiration. Je n’arrive pas à garder une allure régulière, c’est fou ça quand même…

11e-15e km
On sort du bois et on s’attaque à nos fameux quais de Paris. On est serrés comme des sardines et ce n’est que des petits pavés. Ce n’est franchement pas la partie la plus agréable. Je commence à payer mon allure trop rapide du début mais j’essaie de m’accrocher aux baskets de Cam’. Elle me demande d’ailleurs comment je vais. Je lui explique que pour le moment, ça peut aller mais on ne va pas accélérer, je n’en suis pas capable.
Ça devient vraiment dur et on commence notre périple dans tous les tunnels. Je ne pourrais d’ailleurs pas vous dire combien exactement, peut-être 4 ou 5 mais ils m’ont vraiment cassée les pattes. J’essaie de me relâcher en descente et de me concentrer sur la montée mais j’ai vraiment du mal à récupérer. Je dis à Cam’ qu’on va rester aux alentours de 6′, ce qu’on essaie de faire. Mais d’après ma montre, on est en fait plus autour de 5’40″/5’50 », on grapille des secondes dans chaque descente je pense. Les gens continuent d’applaudir Minnie mais je n’ai plus la force de les remercier, Camille s’en charge à ma place aha
Allez Lilly, plus que 5km et c’est terminé !

16e km – arrivée
« Bon maintenant, tu n’as plus le droit de râler »
Et oui… je n’arrêtais pas de dire « J’en peux pluuuus » « J’ai froid » « Je vais mourir » « Je vais jamais y arriver » Vous voyez comment ma joie du début de course était un peu (beaucoup) écrasée par l’effort. Je tapais vraiment dans le dur. J’avais 0 souffle, nada. Par moment, ma respiration paniquait, comme au marathon. Alors Cam essayait de me calmer et de me refaire bien respirer.
Ça m’aidait bien qu’elle soit là, j’avais plus besoin de trop réfléchir, je la suivais voilà tout. Les jambes grognaient un peu mais ça allait, c’était vraiment mes poumons qui m’en voulaient. En même temps, j’étais malade depuis 2 jours et j’avais la gorge encombrée donc ça n’aidait pas trop. Mais le problème était surtout que je n’arrivais pas à respirer convenablement.

À la fin du 16e km, on traverse le Pont Royal pour rebasculer sur les quais. Camille me motive comme jamais et essaie même de me faire accélérer mais je n’y arrive vraiment pas.
On tourne d’ailleurs autour de 6’10 », on a bien baissé. Mais je m’en fiche un peu, je veux juste termiiiiner.
Laura nous dépasse même avec son coach et me pousse à continuer. Elle est tout fraîche alors que je dois être rouge pivoine, on ne vit clairement pas la même course ahah
« Je ne vais pas y arriver » « Non mais si tu peux parler, tu as encore du souffle alors continue ! » Non mais c’est qu’elle est autoritaire la p’tite Cam ! Bon bah… je continue. Heureusement pour mois, c’est très plat, du coup je me fatigue moins même si j’attends avec impatience l’arrivée.
Après le 19e km, on finit par sortir des quais avec la micro montée, il reste 500 mètres. On ne voit pas encore l’arche mais je sais qu’elle n’est pas loin. Camille accélère, j’essaie de la suivre même si ce n’est pas glorieux. Elle sourit aux photographes et je me contente de passer droit devant eux, en priant pour pas être trop degeu sur les photos au final lol
Puis l’arche est enfin là ! J’allonge comme je peux ma foulée et je franchis cette sacré ligne d’arrivée. J’arrête ma montre : 1h56min. W H A T ?! Punaise j’y crois pas, j’ai battu mon RP !

Et tout ça, c’est grâce à ma jolie Camille, mon p’tit lièvre ! Merci encore à elle de ne pas m’avoir lâchée, de m’avoir poussée à me dépasser. Je voulais juste faire un chrono pas trop mal (pour moi) et au final, c’est au-delà de mes espérances !

Les 20km de Paris resteront toujours ma p’tite course favorite ! 🙂 À l’année prochaine 😀

 

Semi Marathon de Bruxelles 2017

       Hello ! Me revoici de nouveau pour un nouveau CR ! Mais pas n’importe lequel, c’est celui du semi marathon de Bruxelles, ma toute première course officielle à l’étranger !

Pourquoi cette course ? 
Il y plusieurs mois, ma copine Maïlis a été invité à participer à l’event runDisney pour courir 5km au cœur des parcs. Elle s’est donc entrainée, a participé à l’event et s’est découvert une nouvelle passion pour la course à pieds. Et puis, tant qu’à faire, pourquoi pas se lancer dans un nouveau défi ? Viser plus haut ? Ah bah ça tombe bien ! Le 1er octobre, il y a le semi marathon de Bruxelles ! Allez, go 🙂
Elle m’a demandée des conseils et un plan d’entraînement car elle voulait bien se préparer. C’était trop mignon et adorable car ça m’a rappelé moi, 2 ans auparavant, qui préparait les 20km de Paris, ma 1ere course officielle après 6 mois de course à pieds.

Et pour cette première expérience, elle souhaitait être entourée de ses copines instagram runneuses aka Sofia, Jodie et moi-même ❤

La veille
Nous sommes arrivées la veille à Bruxelles avec Sofia (Jodie n’ayant pas pu venir) vers 12h30. Nous avons rejoins Maïlis puis direction le Airbnb (pas terrible d’ailleurs…) puis nous sommes allées directement au village pour récupérer nos dossards. Dans le pack coureur, nous avions un bon de réduction d’une boutique belge, un tour de cou ainsi qu’un ticket de transport (Paris, prenez exemple !). Le tee-shirt était payant et j’ai craqué lors de l’inscription pour en avoir un. La première course hors France, fallait marquer le coup !
Pour les retardataires, il était même possible de s’inscrire sur place (au 5km, semi ou bien même marathon il me semble).
Direction ensuite le centre où nous avons déjeuner à 16h30, mangé une gaufre à 19h30 et diné enfin chez nous vers 22h30. Totalement décalées, pas vraiment reposées mais pressées de prendre le départ de la course le lendemain !

Jour J

Réveil 7h30 pour prendre le petit dej’, un bon porride miam miam. Puis à 9h30 nous étions sorties de l’appart avec nos gros sacs pour rejoindre les consignes (heureusement, notre airbnb était juste à côté).
Avec Sofia, nous sommes détendues mais j’imagine bien que ma p’tite Maïlis doit être toute stressée ! Elle n’a jamais fais la distance, c’est toujours un peu effrayant l’inconnu.
On dépose assez rapidement nos sacs aux consignes puis pause pipi pour les filles.

Le départ de la course est à 10h30, on se place à l’arrière des SAS car on ne veut pas partir trop vite. Les futurs marathoniens sont partis 1h avant nous. Mais nous sommes quand même 8000 à prendre le départ de ce semi, c’est chouette 🙂

1er-5eme km
Hop hop, nous voici lancées. J’essaie de ne pas démarrer trop vite mais Maïlis est à fond et c’est dur de la freiner au début. Elle nous dit qu’elle est bien, alors on la suit sur sa foulée.
Et histoire de bien nous faire galérer, on commence les festivités par une belle montée suivie de 3 beaux tunnels. On râle mais on les enchaîne. En espérant que la suite du parcours sera plus sympa. On papote, Sofia envoie des sms, je prends des photos, Maïlis a le sourire. Tout va bien 🙂
Par contre, nos montres sont complètement déréglées et on a presque 1km d’écart avec les panneaux. Bizarre mais bon, c’est les aléas des courses, ce n’est jamais parfaitement balisé.

6eme-10e km
On continue sur une grande avenue qui tourne un peu, ça fait comme une grande boucle. Ça descente, ça monte, puis ça redescend bien… Je sens qu’on va finir par se retaper le tout en sens inverse mais c’est pas grave, je profite du paysage. Il n’y a pas beaucoup d’ambiance, quelques orchestres ponctuent la course à coup de trompettes mais ça s’arrête là. On est loin de l’ambiance parisienne avec la foule immense sur les côtés. Mais ça ne me gêne pas en fait. Je kiff d’être à l’étranger et d’être avec les filles.
Je me souviens être passée par une immense rue qui me faisait penser à celles aux USA avec 0 barrière et des jolies maisons sur le côté. Mais en continuant, on tombe sur une rue plus commerciale de Bruxelles avec pas mal de travaux, c’est beaucoup moins beau.

11e-15e km
Partie assez plate du semi où nous longeons la ligne de Tram qui passe à travers un petit parc. C’est trop mignon, j’adore ! Les filles vont toujours aussi bien, Maïlis semble même assez fraîche pour quelqu’un qui vient de faire son RP en distance (on a dépassé les 13km et elle n’était jamais allée au-delà). De mon côté, ça peu aller. Je suis aussi en EF mais moins à l’aise que Sofia. J’ai par contre les genoux qui coincent un peu, ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivée. Enfin bon, pas grave, la douleur est carrément supportable.

12e-15km
Vers le 14e km, les marathoniens nous rejoignent sur le parcours. J’en croise même un avec le tee-shirt du marathon de Paris. Certains sont frais, d’autres beaucoup moins. En même temps, ils viennent de se taper 35km… Et c’est tous ensemble que nous attaquons la loooongue montée de 1,5km. Pas évident de motiver Maïlis quand on n’arrive pas à voir quand ça va s’arrêter de grimper. Elle baisse l’allure mais ne marche pas, je suis impressionnée. Elle ne lâche vraiment rien !

16e-21ekm
La montée est terminée et on revoit l’arcade où nous avions déposé nos affaires avant la course. On va reprendre exactement le même chemin qu’au départ.
Petit détour dans le parc et nous revoici sous l’arche de départ. C’est rigolo de repasser en dessous ! Le présentateur est toujours là, il nous encourage tous et remarque même nos oreilles de Minnie 😉


Donc forcement, on se retape encore la montée du début. Pas cool mais bon, no choice.
Les gens autour nous disent que c’est la dernière et qu’ensuite, tout sera en descente. Et ils n’ont pas faux. Ça descend même tellement d’un coup que mes genoux me font sacrément mal, ils ont du mal à amortir. Maïlis commence à fatiguer mais Sofia l’encourage à fond.
On essaie de la faire un peu accélérer pour le dernier km mais nous sommes sur des pavés et une entorse est vite arrivée sur ce genre de route. On fait donc gaff mais on donne un p’tit coup d’accélérateur.


Et quand, enfin, on voit l’arche d’arrivée, on chope les mains de notre copine future semi-marathonienne et gooo gooo jusqu’à la fin.

YES WE DID IT ! 😀

C’était vraiment trooop cool. Partager cette course avec les copines, je ne pouvais pas rêver mieux ! Et je suis très fière de Maïlis qui a vraiment géré jusqu’au bout. J’aurais aimé que ma Jodie soit avec nous mais je sais qu’elle l’était par la pensé & par ses messages tout au long de la course 🙂

I RUN DISNEY 2017

        Helllooo !

Aujourd’hui, je reviens avec un nouvel article et un nouveau compte rendu sur… le challenge Bibbidi Bobbidi Boo. Pour les fan de Disney, vous avez peut-être reconnu la formule magique de la Marraine Fée de Cendrillon 😉 Mais c’est également le nom du challenge que proposait runDisney France cette année.
Du 22 au 24 septembre, 4 courses étaient organisées : la course enfant, la 5km, la 10km et le semi marathon. Le challenge consistait à participer au 10km (le samedi) et à enchaîner le dimanche avec le semi-marathon.
Pour ceux qui me suivent sur instagram (@marshmalilly), vous devez sûrement savoir que j’adore les médailles mais surtout, j’adore courir. Ce challenge était donc fait pour moi ! 🙂

Je n’avais aucun objectif de temps sur ces courses. Je voulais les courir avec ma copine Cécile et faire une tonne de photo pour rentabiliser le Photopass 🙂 D’ailleurs, ce dernier vaut vraiment le coup car vous pouvez être à 6 sur un seul photopass ! Ce qui revient à un peu plus de 10€ par personne. (Sachant que le pack de 6 photos pour le marathon de Paris coûte dans les 30 euros… ahem)

10km

Sûrement la meilleure des courses ! Départ à 7h sur l’avenue Paul Séramy devant le Disneyland Hotel puis direction les Walt Disney Studios avant de passer au Disneyland Park et de re-basculer sur les Studios pour une arrivée magique au pied de Tower of Terror.
2 ravitaillements (en boissons uniquement) sur le parcours, de nombreuses toilettes à disposition MAIS SURTOUT un parcours vraiment magique où on reste principalement dans les 2 parcs en visitant tous les lands. Les cast members sont au rendez-vous pour nous encourager et mettre l’ambiance dans leur costume. La musique nous accompagne sur tous le trajet avec, en plus, plusieurs personnages qui prennent volontiers la pose avec nous 🙂 (bon, il faut compter un peu d’attente par contre).
Sans compter la magnifique médaille offerte à l’arrivée + le ravito final pas mal du tout.
Bref, sous ce beau soleil et ciel bleu, ce 10km était parfait pour reprendre la saison des courses officielles 🙂

Semi marathon

Début de course comme le 10km avec un trajet légèrement différent mais qui, dans l’ensemble, reste le même. Au bout de 7km, nous voici dehors en direction de Magny-le-Hongre. Même si il y a des animations le long du parcours, c’est beaucoup moins féérique que le parc. Le trajet est un grand aller/retour où nous passons vers le centre ville puis autour du lac. D’habitude, je n’aime pas trop voir d’autres coureurs arriver à contre-sens mais ici, avec tous les costumes, c’était un plaisir pour les yeux. Plusieurs ravito sont sur le parcours mais il faudra attendre celui du 9eme km pour avoir de la nourriture.
Vers le 16e km, on bascule vers les hôtels Disney puis Disney Village et enfin les Walt Disney Studios pour le même final que les 10k : l’arrivée sur Tower of Terror.

Un parcours peut-être long pour ceux qui ne veulent que du Disney mais il reste quand même très sympa 🙂

En résumé, je trouve que les courses Disney sont vraiment faites pour être vécues à fond. L’ambiance dans les parcs est tellement chouette qu’il serait dommage de vouloir « faire un chrono » sur ces courses. Après libre à chacun de faire ce qu’il veut mais après avoir testé les 2 (l’année dernière, je n’avais pas vraiment profité du parcours), je re signe pour l’année prochaine en mode fun. Beaucoup de gens la font en marchant, certains s’arrêtent à tous les postes photos et d’autres peinent à avancer dans leurs costumes.
La musique, le décor, les cast members & la touche Disney font vraiment de ces courses des moments assez magiques. J’ai beau y travailler depuis plusieurs années, je redécouvre le parc à chaque fois que j’y cours 🙂 Vite vite à l’année prochaine 😀 (ou bien dans un parc Disney aux USA, si quelqu’un veut bien me payer le billet d’avion éhé)

Cake individuel aux abricots

Ingrédients (pour 1 cake individuel)

– 40g de farine

1 œuf

100g de fromage blanc

1/2 sachet de levure chimique

1 c.à.c de vanille liquide

– 2 c.à.c de sucrant (miel, sirop d’agave…)

– abricots

 

Préparation

Préchauffer le four à 180°C, chaleur tournante.

Mélanger l’œuf avec le fromage blanc, le miel (ou autre sucrant) et la vanille liquide.

Ajouter la farine et la levure chimique. Bien mélanger.

Mettre dans le moule et disposer par dessus des tranches fines d’abricots.

Enfourner le cake pendant 20 min (pour savoir si votre cake est cuit, passer un couteau au milieu du cake et si le bout ressort sec, c’est que c’est cuit. Sinon, remettre votre cake à cuir).

Bon appétit 😉

Si vous utiliser une de mes recettes sur instagram, merci de rajouter le hashtag #healthylillyrecipe pour me notifier de vos réalisations 😀 

Course Royale 15km

Hello ! Et oui… encore un CR de course ! J’enchaine un peu en juin mais ensuite ça sera la pause estivale avant de reprendre en septembre 🙂

Dimanche dernier, j’ai eu la chance de pouvoir courir dans les jardins du Château de Versailles lors de la Course Royale de 15km, une première pour moi !

LE DÉPART

Habitant à presque 2h en transport de Versailles, j’y suis allée en voiture en emmenant ma copine Claire avec moi. 40min après, sans bouchon, nous voilà arrivées (un miracle le périph’ presque fluide ^^)
C’était blindé de monde & nous avons dû nous garer sur le côté de la route car il n’y avait plus aucune place. Je n’en suis pas très fière mais je n’avais pas trop le choix aha

Étant partenaire de la course, j’avais la possibilité de récupérer mon dossard le jour J. Je me suis donc dirigée vers la tente partenariat pour le récupérer, enfiler la jolie couronne de Princesse & bien entendu mes oreilles de Minnie 😉 

La petite envie de faire pipi d’avant course se manifeste & je commence à faire la queue aux toilettes. Il y en a pas mal mais il y a aussi beaucoup de monde qui patiente devant.
9h arrive et 8 personnes sont encore devant moi. Le départ de la course ne va pas tarder – qu’est ce que je fais ? Bon… tant pis pour le pipi, je me retiendrai !

Je retrouve Claire & sa collègue Émilie et nous nous plaçons dans le SAS de départ.

Les SAS ne sont pas contrôlés, tout le monde va où il le souhaite. On se retrouve dans les dernières vagues de départ  (la 20e d’après l’animateur), le soleil brûle déjà mais j’ai prévu le sac d’hydratation avec de l’eau sucrée.
Après 20 bonnes minutes à trépigner, let’s go !

1km-5km

Le départ est étroit et on se marche tous un peu dessus mais j’arrive rapidement à me dégager pour y aller à mon rythme. 0 pression pour cette course, j’allume ma montre par principe mais je ne veux pas la regarder. 0 chrono’ en vu. J’ai fais mon objectif 1 semaine plus tôt, aujourd’hui j’y vais en mode détente ! 🙂
Et je suis trop contente de courir ici, c’est splendide !

J’en profite pour m’arrêter et faire ma première photo de touriste aha

Le 1er km passe rapidement et on bifurque pour monter des marches – aha la blague ! Heureusement qu’elles ne sont pas longues, je les aurais fais en marchant sinon lol

Ensuite on se dirige vers des allées toutes mignonnes et jolies & je m’arrête encore faire des photos. La bénévole juste à côté me sourie en comprenant ce que je fais, je la salue et c’est reparti.

On court sur des gravillons & ça n’a pas loupé, une nana est sur le bas côté avec les 2 genoux en sang ! Aïe aïe ! Elle a du trébucher et s’éclater direct au sol…

Le parcours n’est pas très roulant par contre, il y a pas mal de faux plats mais heureusement on court souvent à l’ombre des arbres. Même si le sol est du coup très terreux et qu’on doit faire gaff à ne pas se prendre les pieds dans un trou ou… un caca de cheval aha

Par moment il y a de grands chemins pavés mais comme ils sont au soleil, tout le monde court sur le bas côté entre les arbres. 

Le premier ravito arrive et je chope un verre d’eau pour m’asperger le dos – ça fait du bien !

5km-10km

On continue à courir dans les bois & je profite de chaque instant, c’est vraiment beau ! Et heureusement que le beau temps est au rdv car sinon, des chaussures de trail auraient été nécessaires pour ne pas glisser, on est loin des routes parisiennes !

On commence à courir autour du lac, c’est splendide ! Le soleil fait briller la surface de l’eau… wahou, j’en prends plein la vue. C’est rigolo de voir tous ces coureurs autour de l’eau, on dirait qu’on fait tous tranquillou notre balade du dimanche tellement l’ambiance n’est pas la même que celle des courses sur Paris.

J’ai un petit coup de mou vers le 7eme km, pile avant une légère pente. Heureusement j’ai emmené avec moi mes fidèles barres gerblé à la pâte d’amandes et j’en mange la moitié. Cet apport en sucre me fait du bien, je repars comme en 40 !

Au 2ème ravito, je fais un peu la queue pour attendre qu’un bénévole me verse de l’eau dans mon gobelet. Je le jette sur mon dos pour me rafraîchir de nouveau. Je n’ai pas hyper chaud comme certains mais ce petit coup de fraîcheur n’est pas de refus !

10km-arrivée
Oula déjà 10km de parcourus ? Je ne m’en suis même pas rendu compte !
On continue à courir à côté du lac avant d’aller vers une grande allée où on court à contre-sens des coureurs qui sont avant nous.
C’était sûrement la partie que j’ai le moins aimé. 1km tout droit sur un passage assez étroit où le paysage est toujours le même, c’était assez ennuyeux.
Arrivés au 12km, on fait un demi tour et c’est reparti pour 1km sur la même allée mais cette fois, les coureurs qui sont à contre sens sont ceux qui sont derrière nous.
Bizarrement, ce km m’a paru plus court que le précédent. Sûrement parce que je savais qu’au 13eme, on irait courir autre part.

En parlant du 13e, il est là ! Juste au niveau d’un grand portail noir où un petit garçon, sur les épaules de son papa, attend désespérément que quelqu’un vienne lui taper la main. Trop adorable ! Je fonce direct, il est content, les parents aussi & Minnie Lilly également aha
Les supporters des courses vous boostent tellement ! J’adore répondre à leurs encouragements 🙂

On est à l’autre bout du lac maintenant et le chateau est juste en face, c’est magnifique ! Photoooo 🙂

Après ce brève passage au soleil, on retourne sur les chemins ombragés.
Je sais que c’est la fin alors je lâche rien même si les jambes commencent à être lourdes.
Après le panneau du 14e, je reconnais plus loin le chemin qu’on a prit au départ, l’arrivée est proche !
Je tape dans les mains de fillettes qui ont reconnu Minnie, je sourie aux mecs qui encouragent Mickey & qui me disent de tout donner.

Je les écoute : petit sprint final quand je vois l’arrivée où je retrouve ma copine Claire qui a déjà fini.
On récupère nos belles médailles, de l’eau et je retrouve la jolie Emilie qui me tend gentiment une belle rose 🙂

J’ai adoré la course ! Le parcours, l’endroit…tout était top ! À quand la prochaine dans ce merveilleux lieu ? 🙂

Merci encore à l’organisation, aux bénévoles et à tous les supporteurs ! Vous faites de nos courses des moments magiques  ❤

La photo collector de Claire, Emilie et moi-même. De vraies princesses muahaha